Espagnole d'origine, Núria découvre la danse orientale
en 1999 dans sa Barcelone natale, auprès de " La
Negra ", " Tasnim ",
Paula Lena et Béatrice Lavielle .
Elle exerce cette danse comme un loisir à côté de
ses études supérieures
en éducatrice spécialisée et de sa licence en anthropologie
sociale et culturelle. Mais le loisir devient par hasard son
métier :
elle commence à animer des cours de danse. Elle devient l’assistante
de " La Negra" et de Béatrice Lavielle (Barcelone),
au sein de diverses structures, comme la salle " Aditi ", la"
Casa del sol " (2001), l’association " Palmarès
" (2004-2005)
et l’école de danse " Varium dansa " (2003).
Elle commence aussitot à organiser des ateliers et à participer
à plusieurs spectacles en Espagne. En 2004-2005, elle anime
sept groupes de danse orientale à Barcelone au centre culturel " Cotxeres
Borrell ".
Un voyage à Paris, et la rencontre avec la danseuse
libanaise Lamia Saffiedine, la poussent à quitter
l'Espagne pour poursuivre sa formation en danse orientale . Elle
y suit une formation professionnelle en danse arabo-berbère à l’association « L’Autre
Danse », auprès de Saïda Naït-Bouda, Sâadiya
Souyah et Agnès Denis . Grâce à cette
rencontre, elle découvre les danses traditionnelles maghrébines,
(Algérienne,
Tunisienne et Marocaine). En 2005-2006, elle commence à dispenser
des cours de danse orientale à la Maison de quartier Floréal de
Saint Denis (Paris) et enseigne cette danse au Canal
93 à Bobigny
(Paris) entre autres. C’est à Paris qu’elle
contribue à la
création de la compagnie de danse orientale Ambre,
avec son spectacle " Corps élémentaires " et
intègre le spectacle du corégraphe de danse urbaine Mehdi
Slimani, dans sa création " Miroir ô Sources ",
présentée à Bobigny
en juin 2006.
Nuria Rovirat Salat commence à se produire en région
parisienne, avec la Compagnie Ambre, avec la collaboration
de l’association COMAA, dans plusieurs évènements comme la “ Fête
contre le racisme ”, le “ Panorama du cinéma
du Maroc ” et le “ Printemps des cultures et la solidarité ”.
Une nouvelle dimension, celle de la danse tsigane, vient bientôt
s'ajouter à son
répertoire... C'est avec Pétia Iourtchenko,
qu'elle commence à s'intéresser à la
danse tsigane russe, et au bout de quelques mois d'apprentissage
elle rencontre Simona Jovic, une danseuse serbe spécialisée
dans la danse tsigane, avec laquelle elle prend des stages de
danse Rrom de
plusieurs pays : danse Kalbelya des tsiganes du Rajhastan, danse
Ghawazee des tsiganes égyptiens, danses Rrom des Balkans et danse
Roman de la Turquie.
En 2007, elle invite Béatrice Lavielle à Paris,
avec laquelle elle poursuit son apprentissage de la danse tsigane
de la Turquie, des
Balkans et d'Europe Centrale et Orientale. La rencontre avec
la danseuse de flamenco Karine Gonzalez, la pousse à se
lancer dans le flamenco et à créer avec elle le spectacle
flamenco-oriental " Azahar ",
en résidence à Canal 93 en juin 2008.
Une
autre rencontre, celle du réalisateur de cinéma Tony
Gatlif,
lui apporte sa première expérience télévisuelle,
avec le rôle principal dans le clip de Stephan Eicher " Rendez
vous ", de son album " Eldorado ", réalisé par
T. Gatlif. Depuis 2006, elle participe également - en tant que
danseuse - à plusieurs fanfares comme celles du groupe " Ziyara " (danse
arabo-berbère)
ou " Haïdouti Orkestar " (tsigane de la
Turquie et des Balkans) avec lesquelles elle réalise spectacles
de rue, défilés
et scènes diverses. En 2008, elle intègre le spectacle " Awadi -
Hommage aux danses d'Egypte ", crée par Alexia
Martin, du
collectif Sumo, et danse pour l'orchestre parisien" Etoiles
du Nil ",
dirigée par Mamdouh Ahmed.
Nuria Rovira Salat réside actuellement en région parisienne
où elle y dispense
différents cours, tout en poursuivant sa formation en danse.
Elle s'intéresse plus particulièrement à la danse
tsigane, arabe et berbère ; sources au travers desquelles elle
puise son inspiration pour danser sa vie.
|